Dimanche 21 juin 2009

Après la dissolution de son orchestre, un jeune violoncelliste de Tokyo, Daigo, décide de revenir à son village natal avec sa femme, Mika. Recherchant un nouveau travail, il répond à une petite annonce énigmatique. Le patron l'engage sur le champ sans poser de question. Il comprend très vite qu'il vient d'être embauché comme croque-mort pour une entreprise de pompes funèbres. N'osant pas l'avouer à sa femme, il découvre les dessous de ce métier détesté par tous. Très vite pourtant, Daigo se découvre des dons pour s'occuper des morts. Dans cette région provinciale, la mise en bière s'effectue en effet devant la présence de la famille, et c'est tout un art que de s'occuper du défunt pour le préparer vers un nouveau voyage. Mais un jour Mika découvre l'activité de son mari et ne supporte pas l'idée qu'il soit souillé.

A VOIR ABSOLUMENT !!!

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18887055&cfilm=142464.html

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : CINEMA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009

 

Mouna, divorcée et mère d'un adolescent, est une Palestinienne enthousiaste et optimiste. Au cœur des territoires occupés, le quotidien est pourtant éprouvant et l'horizon, morose. Un jour, émigrer aux Etats-Unis devient possible : étrangère en son pays, Mouna peut bien l'être ailleurs. Elle part avec son fils Fadi rejoindre sa sœur installée depuis 15 ans au fin fond de l'Illinois. Après le réconfort des retrouvailles, Moune et Fadi vont devoir trouver leur place dans cette "Amreeka" rêvée. Mais les Etats-Unis, partis en guerre contre Saddam, ont une bien étrange conception de l'hospitalité.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18889494&cfilm=142440.html

Un film à voir ! 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : CINEMA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009

Notre pays comme tous les pays d'Europe est confronté à un vieillissement démographique rapide qui nécessite de revoir le mode de fonctionnement de nos sociétés. Au-delà du débat politique qui s'est essentiellement concentré sur les problèmes de financement à long terme des pensions par répartition d'un nombre grandissant de retraités par une main d'œuvre de moins en moins nombreuse et sur l'explosion de la demande en soins de santé prévue lorsque la génération des baby-boomers, les 50-65 ans d'aujourd'hui, atteindra l'âge de la dépendance c’est à celui de la solidarité intergénérationnelle que sont confrontées les collectivités territoriales.

En effet la solidarité entre les jeunes, les actifs et les personnes âgées ne doit pas être abordée exclusivement d'un point de vue financier, mais de façon plus large et englober la promotion de la coopération mutuelle et des échanges entre les générations. Elle doit encourager une meilleure compréhension mutuelle des besoins et attentes des autres groupes d'âge et explorer de nouvelles formes de coexistence. C'est toute la façon dont notre société est organisée qu'il faut revoir pour recréer du tissu social et des liens entre et au sein des diverses générations afin que chacun trouve la place qui lui revient et puisse s'épanouir et apporter sa contribution au bien-être général dans la mesure de ses moyens.

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009

La commune de BONSECOURS ne possède pas de salle de cinéma (à part la possibilité d’utiliser ponctuellement le CASINO) : l’offre « culturelle » de notre commune doit-elle pour autant exclure le cinéma ?

La ville de ROUEN a fait le choix de redynamiser l’offre cinématographique, en rachetant les salles de GAUMONT REPUBLIQUE (Budget 2009) désertées par l’installation aux DOCKS76 de l’exploitant précédent, pour proposer une offre culturelle nouvelle en promouvant le cinéma d’art et d’essai (actuellement défendu par le MELVILLE) et en valorisant les festivals et en établissant des ponts entre le cinéma et d’autres formes d’expression artistiques et culturelle.

Sur la base d’un cahier des charges précis fixé par la ville de ROUEN en termes de programmation, d’accueil des festivals, d’actions auprès des jeunes publics, d’animation culturelle, la ville de ROUEN envisage d’attribuer la gestion du cinéma à un exploitant.

C’est donc un formidable outil dont il serait dommage que la commune de BONSECOURS ne profite pas, et n’utilise pas dans le cadre de son offre culturelle : si pour de nombreux BONAUXILIENS l’accès aux « salles obscures » ne pose pas de difficulté, il en existe au sein de notre population, pour qui le cinéma n’est pas accessible. En outre, pour un public « scolaire » l’accès à certains films, peut-être moins « grand public » mais propice à la réflexion et à l’ouverture au monde, participerait à l’éducation.

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009

« La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité. » (Gao Xingjian)

Il y a quelques années, le sujet de dissertation du Bac Français auquel je fus confronté était « faut-il mettre Mozart dans un juke-box afin d’inciter les utilisateurs à l’écouter ».

Il me semble que cette question résume la problématique de l’action culturelle, en particulier des communes petites et moyennes qui bénéficient de deux spécificités : un budget modeste et une population qu’il est relativement aisé de classer en sous-ensembles homogènes.

Dans le cas de BONSECOURS, s’ajoute deux particularités : la proximité d’une agglomération riche en manifestations culturelles, et une vie associative particulièrement dynamique.

Il me semble donc nécessaire et bénéfique d’intégrer ces données pour promouvoir une politique culturelle ambitieuse et populaire et de méditer cette définition d’Edgar Morin « La culture, c'est ce qui relie les savoirs et les féconde. », à laquelle on pourrait ajouter, en le paraphrasant « la culture c’est ce qui relie les hommes et les rend plus heureux»

Ainsi :

·         Il faut privilégier la coopération entre les différentes associations à caractère culturel et la municipalité pour multiplier les possibilités d’échanges entre la population et ceux d’entres nous qui manifestent à travers un talent, une passion, un intérêt pour une forme d’expression culturelle, et une capacité à  le faire partager.

·         Il faut multiplier les échanges avec l’école de musique et permettre aux élèves comme aux professeurs d’exprimer leur art pour le plus grand plaisir des Bonauxiliens.

·         Il faut « aller » vers celles et ceux qui éprouvent des difficultés à se déplacer (résidences de personnes âgées par exemple), à des horaires adaptés, pour leur offrir des spectacles de qualité.

·         Il faut multiplier les occasions d’échanges intergénérationnelles au bénéfice de projets culturels qui apportent distraction et sociabilisation.

·         Il faut mettre en valeur notre patrimoine (par exemple La Basilique) au travers de manifestations culturelles adaptées en phase avec les attentes des Bonauxiliens.

·         Il faut travailler avec les enseignants pour prendre en compte les enseignements dans le choix des actions culturelles municipales.

·         Il faut privilégier les « sorties » culturelles (Musée, Ciné, Théâtre …) en coopération avec les enseignants, pour ouvrir les plus jeunes aux « choses de l’esprit », mais également proposer de telles sorties aux populations les plus éloignées de ces loisirs.

·         Il faut travailler avec la bibliothèque pour réfléchir aux moyens d’améliorer son fonctionnement, d’aider à son développement, de mettre en place des actions innovantes afin d’inciter à la lecture dès le plus jeune âge.

Bien entendu, cet « inventaire à la Prévert » n’est pas exhaustif et ne constitue que l’ébauche d’une réflexion sur ce que doit être – pour les habitants de notre commune - une politique culturelle. A chacune et chacun de l’enrichir de ses suggestions.

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : BONSECOURS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009

Le bon score réalisé par les listes écologiques dans le cadre des élections européennes manifeste d’une prise de conscience grandissante de l’importance de l’environnement et du développement durable dans notre quotidien.

En outre, nous nous dirigeons vers une crise climatique majeure avec une consommation d’énergie assurée à plus de 80% par des combustibles fossiles.

Il est de la responsabilité des collectivités locales d’intégrer cette donnée dans leur domaine d’intervention.

En effet – et le film « HOME » est – malheureusement – éclairant sur l’urgence de prendre des mesures drastiques si nous ne voulons pas perturber de façon irréversible le climat : il  nous faut diviser par DEUX les émissions de gaz à effet de serre, et pour la France – qui rejette déjà bien plus que la moyenne des autres pays, c’est par QUATRE qu’il  nous faut les diviser. C’est donc l’affaire de tous,  industriels, collectivités et particuliers, à travers nos comportements au quotidien.

Les collectivités pour leur part, disposent d’un certain nombre de « leviers » pour agir :

·         Les transports : Il nous faut

o    Travailler à la réalisation de nouveaux plans de déplacement urbain

o    Travailler à la promotion du co-voiturage

o    Multiplier les parkings à vélo et proposer des solutions mixtes transport en commun-vélos

o    Optimiser la flotte de véhicules municipaux sur un plan énergétique

 

·         L’Electricité et le Chauffage : Il nous faut

o    Mettre en place de « tableaux de bord » des consommations d’électricité et de chauffage pour les bâtiments municipaux, et afficher les actions menées et les performances énergétiques des différents bâtiments

o    Améliorer la gestion de l’éclairage public PREMIER POSTE de demande en électricité

o    Etudier la possibilité d’utiliser les différents modes de production de chaleur (pompe à chaleur, géothermie, bois, solaire …)

 

·         L’Urbanisme et aménagement : Il nous faut

o    Prendre en compte les dimensions énergétiques et climatiques dans les documents d’urbanisme

o    Créer des espaces destinées à améliorer la ville

 

·         La gestion des achats : Il nous faut

o    Grouper nos achats pour réduire le coût « transport »/unitaire

o    Utiliser les produits les moins consommateurs d’énergie tant en matière de fabrication que d’utilisation

 

·         Les espaces verts : Il nous faut

o    Intégrer les consommations énergétiques par les matériels municipaux en optimisant leur utilisation

o    Réduire autant que faire ce peut l’utilisation de produits phytosanitaires et les engrais responsable d’une grande part des émissions de gaz à effet de serre

C’est par l’exemplarité des politiques municipales en matière environnementale que nous convaincrons nos concitoyens à adopter, au quotidien, un comportement « écologiquement » responsable.

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : DEVELOPPEMENT DURABLE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 6 juin 2009

Quel est le rôle du Parlement européen ?

Le Parlement européen est l'institution représentant les peuples des États membres de l'Union européenne (UE).

Son rôle s'est progressivement renforcé avec l'élection de ses députés au suffrage universel direct à partir de 1979 et les différents traités.

Ses compétences, au départ principalement consultatives, couvrent aujourd'hui trois champs :

1.    Compétences législatives : il participe à l'adoption des actes communautaires aux côtés du Conseil de l'Union européenne (Conseil des ministres).

Le Parlement se prononce, selon les domaines concernés, suivant différentes procédures :

·         la codécision,

·         la coopération,

·         la consultation,

·         l'avis conforme et

·         l'avis consultatif obligatoire.

Si le pouvoir d'initiative concernant les propositions d'actes communautaires reste réservé à la Commission, le Parlement peut lui demander de soumettre les propositions de textes qui lui semblent nécessaires ;

2.    Compétences budgétaires : le projet de budget, élaboré par le Conseil de l'Union sur une proposition de la Commission, est soumis au Parlement. Il a le dernier mot pour les dépenses non-obligatoires ;

 

3.    Compétences de contrôle de l'exécutif de l'UE : le Parlement dispose de moyens de contrôle. Il peut censurer la Commission qui doit alors démissionner. Le choix du président et des membres de la Commission est soumis à l'approbation du Parlement.

Il peut aussi poser des questions écrites ou orales au Conseil et à la Commission, recevoir des pétitions, constituer des commissions d'enquête temporaires. Il a un droit d'accès à la Cour de justice afin de sauvegarder ses prérogatives face notamment au Conseil et à la Commission.

Quelques bonnes raisons de voter aux prochaines élections européennes

1.    Le Parlement Européen : un impact concret sur la vie quotidienne de chaque européen

Elu tous les cinq ans, le Parlement européen est un acteur de poids dans le processus décisionnel de l'Union européenne. Il vote et façonne la législation européenne qui influence notre vie quotidienne, notamment en termes de protection de l'environnement ou de sécurité du consommateur.

Il faut prendre conscience que cette législation européenne est par la suite transposée dans les Etats membres, ce qui implique une influence directe sur chaque législation nationale. Voter aux élections du Parlement européen, c'est choisir qui agira et votera en notre nom pendant 5 ans.

2.    Le Parlement Européen : la seule institution élue au suffrage universel direct et qui a vu ses pouvoirs augmenter au fil des traités

Le Parlement européen est la seule institution dont les membres sont élus au suffrage universel direct depuis 1979.

Parallèlement, le Parlement européen est la seule institution dont les pouvoirs se sont étendus de manière aussi continue depuis une trentaine d'années, que ce soit sur les plans législatif, budgétaire notamment à l'égard du Conseil des ministres et en matière de contrôle, notamment à l'égard de la Commission européenne.

Voter à un réel impact : la hausse continue des pouvoirs du Parlement européen confère aux électeurs un poids et une influence politique qui est réelle.

3.    Voter : un choix en faveur de l'influence de son pays

Le Parlement européen est une institution stratégique pour l'influence des Etats membres de l'Union européenne : le vote des électeurs européens doit aussi être appréhendé comme un choix en termes d'influence nationale.

Le vote aux élections européennes sera d'autant plus efficace qu'il sera massif et renforcera l'influence des députés au sein du Parlement européen.

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 24 mai 2009

Quelque soit la stratégie de campagne adopté par les partis politiques, dont il faut reconnaître que parfois, elle semble plus axée sur des questions de politique intérieure et « polluée » par les arrières pensées présidentielles de certains leaders de paris, les enjeux européens sont bien là. Ils n’ont même, paradoxalement, jamais été aussi forts.

Que de chemin parcouru depuis 1979 date de la première élection au suffrage universel direct du Parlement Européen (30 ans déjà) ! Petit à petit, de nouveaux domaines de compétence se sont ajoutés avec l’agriculture, la politique économique, la fiscalité (TVA, droits indirects), les transports, la recherche, l’innovation, l’environnement, le droit du travail, le droit social, le droit d’asile, l’immigration… pour lesquels aucun texte communautaire ne peut être pris sans son aval.

A ce titre, il possède un véritable droit de regard sur l’ensemble des décisions nationales ; il a donc le pouvoir d’infléchir soit vers plus de libéralisme, soit vers plus de solidarité, la politique de chaque état.

Aussi la « couleur » politique de cette assemblée, incide les décisions qui seront prises, pendant son mandat.

Doit-on rappeler que la crise n’est pas terminée et que les décisions à prendre,  qu’elles soient de dimension Européenne ou Nationale, sont à venir ?

Hors, comme dans tous les pays européens, les députés européens de gauche travaillent à plus de régulation et d’Etat-providence, les députés européens de droite à plus de libéralisme et de marché.

Par exemple : C’est à l’initiative des députés de gauche que le Parlement a démantelé la fameuse « directive services », d’essence très libérale, proposée par le Commissaire Frits Bolkestein, et qui avait contribué à faire dérailler le référendum sur la Constitution européenne. Ce sont les députés de gauche qui tentent de faire passer une directive-cadre sur les services publics. C’est dans le cadre du débat droite/gauche que se négocie le projet sur le temps de travail en Europe.

Selon Laurent FABIUS : "Dans l'Europe" dirigée par la droite, "un principe domine tout, c'est le principe de la concurrence libre et non faussée", a-t-il dit. "La devise de la République et du service public, c'est liberté-égalité-fraternité. La devise de Jose Manuel Barroso, c'est concurrence libre et non faussée", a-t-il lancé.

Pour le député de Seine-Maritime, "ce qui se passe en France" sur l'hôpital "n'est que l'application de la conception de droite au niveau européen de la santé que la droite voudrait faire entrer totalement dans le secteur du marché".

Toutes ces décisions ne sont – ni  ne seront – sans conséquences sur notre quotidien.

Certes le pouvoir du Parlement Européen est limité en terme budgétaire. En effet les "dépenses obligatoires", dont fait partie le budget de la politique agricole commune (PAC), (40 % des dépenses de l'Union) échappent au pouvoir du Parlement européen. Ces "dépenses obligatoires" sont arrêtées par les États membres et ne peuvent être remises en cause par les députés européens que dans des conditions de vote très difficiles. La Commission européenne, chargée de réaliser les dépenses de l'Union européenne, doit respecter ces masses budgétaires définies. Les députés européens ne peuvent que constater les décisions des États membres et les actions de la Commission européenne. Mais  pour l’avenir les traités de Lisbonne suppriment la distinction entre "dépenses obligatoires" et "dépenses non obligatoires" et rendraient donc au Parlement européen la plénitude de sa compétence de contrôle budgétaire sur le budget de l'Union Européenne, sur les recettes et sur toutes les dépenses. (Ce qui manifeste une nouvelle fois de la montée en puissance permanente du parlement Européen et de son rôle de plus en plus avéré).

Par ailleurs, et contrairement à notre parlement national, dont un groupe dispose d’une majorité absolue (et force est de constater les méfaits d’une telle situation qui bâillonne l’opposition parlementaire, et rejette systématiquement les amendements qu’elle propose) en EUROPE aucun groupe politique n’y dispose de la majorité absolue à lui seul. Or, pour obliger le Conseil des ministres à tenir compte des amendements à un projet de directive ou de règlement, il faut que le Parlement réunisse une majorité absolue de députés, soit 393 voix. Ainsi, durant la législature 2004-2009, le principal groupe politique, le PPE (Parti populaire européen, conservateurs) n’avait que 288 membres, le second, le PSE, 216 et les libéraux de l’ADLE (Alliance des démocrates et libéraux au Parlement européen, où siège le Modem), 99. Il faut donc négocier entre groupes politiques pour atteindre le chiffre magique de 393. Le compromis ainsi trouvé aura d’ailleurs de fortes chances d’être accepté par un Conseil des ministres lui-même composé de gouvernements de droite et de gauche et qui doit voter le texte à la majorité qualifiée (grosso modo, au moins vingt pays sur vingt-sept).

«La négociation européenne, c’est comme une négociation syndicale : on se bat, mais au final, il faut conclure un accord tenant compte du rapport de force», analyse Pervenche Berès. Bien sûr, le vote amendement par amendement ne recoupe pas toujours le vote final : «Cela dépend de l’appréciation que fera chaque groupe : s’il juge que le verre est à moitié plein, il votera pour, à moitié vide, il votera contre», résume Gérard Onesta, vice-président vert du Parlement.

Au cours du précédent mandat le PPE (conservateur) et le PSE (Parti Socialiste Européen) n’ont voté ensemble que dans 69,70 % des cas (mais seulement dans 56 % des cas dans les affaires sociales et 52,5 % dans le domaine économique).

C’est donc le poids politique de chaque groupe qui lui permet d’assurer le « leader ship » du parlement, même s’il est « condamné » à trouver des solutions de compromis.

En outre, il convient de se positionner face à une « faiblesse démocratique » dont souffre la Parlement Européen : Il en peut ni investir, ni faire tomber, le gouvernement (La commission Européenne).

En effet cette dernière est nommée par les gouvernements : le Président de la Commission est nommé par accord unanime des chefs d’Etat et de gouvernement ; chaque Commissaire, un par pays membre, est désigné par son gouvernement national.

C’est aujourd’hui cet enjeu qui est au cœur du débat européen aujourd’hui, et il se cristallise dans ces élections européennes.

Le camp progressiste propose de surmonter le déficit démocratique en transformant la Commission en gouvernement démocratique de l’Union, issu de la majorité politique sortie des urnes le 7 juin. C’est tout le sens de la campagne socialiste « stop Barroso » : la gauche, si elle est majoritaire au Parlement, ne veut pas que José-Manuel Barroso, le président sortant de la Commission européenne, conservateur portugais, soit reconduit ; elle veut que le nouveau Président de la Commission soit issu de ses rangs. La gauche propose, tout simplement, l’Europe fédérale.

La droite, à l’inverse, s’y oppose. Michel Barnier explique partout que la Commission ne doit pas dépendre du résultat des élections européennes. Elle doit rester neutre, non-partisane : c’est pourquoi le Président de la Commission doit continuer à être désigné par consensus des chefs d’Etat et de gouvernement. Et ces derniers se sont déjà mis d’accord sur la reconduction du Président sortant : ils investiront José-Manuel Barroso, quel que soit le résultat des élections européennes. Le modèle de la droite, c’est la confédération : la Commission est une administration, et c’est le Conseil européen – les chefs d’Etat et de gouvernement – qui doit « basculer » au-dessus de la Commission pour devenir le gouvernement collégial de l’Europe. La présidence française de l’Union en a été l’éclatante préfiguration, avec un Nicolas Sarkozy qui a ravalé José-Manuel Barroso.

C’est également un enjeu majeur de ces élections européennes, et il passe entre les progressistes et les conservateurs. Il pèsera, au-delà de la question institutionnelle, sur l’avenir de l’Europe. L’Europe fédérale est plus démocratique et permet la projection politique sur la scène internationale.

Pour cette raison le choix est important, et s’agissant d’une élection à un seul tour, le « vote d’humeur » ou l’abstention est une erreur grossière : s’abstenir s’est favoriser « l’autre camp» et voter pour une liste marginale qui n’obtiendra pas d’Eurodéputés (soit moins de 5% de voix) c’est faire de même.

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 mai 2009

« Rester immobile ne sert à rien. Il faut choisir entre progresser ou régresser. Allons donc de l'avant et le sourire aux lèvres. » (Baden-Powell).

Le dimanche 7 juin, nous désignerons nos députés au Parlement européen. C'est la septième fois depuis 1979 que les députés européens sont élus au suffrage universel direct au même moment dans tous les pays de l'Union. Souvent présenté comme une institution croupion, le Parlement de Strasbourg dispose pourtant de pouvoirs significatifs.

En votant aux élections du Parlement européen, chaque électeur choisit qui influencera notre avenir et la vie quotidienne de près de 500 millions d’Européens. S’abstenir c’est donner à un autre le pouvoir de décider qui nous représentera à la seule assemblée paneuropéenne élue directement. Les députés élus façonneront l’avenir de l’Europe pour les 5 prochaines années.

Les périodes de crise ont toujours été un moment favorable pour la victoire du populisme. Pourtant celui-ci tire ses forces de l’opposition ; du fait d’être opposé à quelque chose (démocratiquement ou non).

Certes quand il arrive au gouvernement ou au pouvoir, il perd, à l’examen des faits et des politiques défendues par lui-même, sa propulsion idéale. Sa réalité et son existence sont liées au mécontentement, à l’insatisfaction, mais ne pouvant offrir des solutions réelles aux problèmes réels, il montre toute la vacuité de ses déclarations ; les vérités autrefois hurlées, se révèlent après coup par leur nature mensongère. C’est probablement une des raisons pour lesquelles, le plus souvent, la recherche du pouvoir ne semble pas être l’objectif principal des populistes qui choisissent le confort d’une opposition systématique, de propositions irréalistes sans prendre le risque d’être confronté à l’obligation de prendre « ses responsabilités », se contentant d’invectives à l’attention de celles et ceux qui confrontés aux responsabilité  doivent composer avec la réalité. En attendant, les « tous pourris » constituent un slogan qui peu à peu sape les fondements de la démocratie et font le lit des régimes autoritaires.

L’Union Européenne, avec sa démocratie et son déficit démocratique, ressent beaucoup de faiblesse dans ses institutions. La distance des lieux de décisions de la possibilité d’influence des citoyens est probablement une des causes de sa crise. Le manque de participation, en cas de bien-être social se traduit seulement par le désintérêt, mais à partir du moment où il y a de réels motifs favorables à l’insatisfaction des masses, la brèche est colmatée par celui qui, plus que de savoir donner une réponse, réussit à désigner un bouc émissaire. Ce risque inhérent au développement de la démocratie libérale était déjà bien clair au début de son histoire. Avec les mots, plus actuels que jamais, de Benjamin Constant : « Le risque de la liberté moderne est que, absorbés par la jouissance de notre indépendance privée et dans la poursuite de nos intérêts particuliers, nous renoncions avec trop de facilité à notre droit à la participation au pouvoir politique ».

Aujourd’hui, l’EUROPE quel que soit ses défauts, ses dysfonctionnements, ses faiblesses, est un bastion de la démocratie. Imparfaite certainement, mais qui constitue une extraordinaire protection pour chacun d’entre nous. Voter, n’est pas seulement un droit dont il faut être conscient qu’il n’a rien d’intangible – surtout si nous n’y prenons garde -, mais un devoir. Un devoir vis-à-vis de tous ceux qui, de part le monde, nous envient ce droit et parfois risque leur vie pour le conquérir. Voter est un message que nous adressons aux dictateurs du reste du monde pour leur signifier notre attachement à la démocratie. Et nous ne pouvons ignorer qu’en l’absence de démocratie, c’est la liberté, notre liberté, qui est en danger. C’est l’aspiration à la démocratie qui à permis aux peuples de trouver, en eux-mêmes, les ressources pour chasser les tyrans.

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 mai 2009

Dans le cadre du soutien à la relance économique, le gouvernement a décidé d'attribuer à 1,5 million de ménages des Cesu d'un montant de 200€ pour rémunérer des services à la personne. Cette mesure exceptionnelle est entièrement financée par l’État.

A compter de début juin 2009, un carnet de Cesu "Pouvoir d'achat" sera adressé :

·         aux familles bénéficiant du Complément de libre choix du mode de garde (CMG) de la « Paje », sous conditions de ressources ;

·         aux personnes bénéficiant de l’Allocation personnalisée d’autonomie à domicile (APA) ;

·         aux parents d’enfants handicapés bénéficiant de l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ;

·         aux demandeurs d’emploi reprenant un emploi ou une formation, désignés par Pôle Emploi.

Ces Cesu peuvent être utilisés pour payer :

·         la facture d'un prestataire de services à la personne ;

·         le salaire net d'un salarié à domicile (mais ils ne permettent pas de régler les cotisations sociales).

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés