Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 09:16

Après les dysfonctionnements avérés liés à la fusion ANPE-ASSEDIC avec un pôle emploi en pleine désérance, après la pagaille résultant de la création du RSI chargé de recouvrer les cotisations retraite maladie des non salariés, en plein spectacle au combien ressassé par les médias sur l'organisation pour le moins inapproprié de la vaccination contre la grippe A, les problèmes relatifs à l'immatriculation des véhicules et la délivrance des cartes grises constitue un nouveau spectacle de l'incapacité d'une administration dirigée épris de système pyramidal l'ordre venant du haut pour être diffusé et exécuté par le bas ! Bug informatique, devant la préfecture de Rouen des queues de citoyen qui doivent aujourd'hui prévoir plusieurs jours de congés et de patience pour tenter d'obtenir le précieux document. Avant l'ouverture la foule se presse, sous la pluie et dans le froid devant les grilles de la préfecture, avant d'attendre - et parfois de renoncer - plusieurs heures à l'intérieur. Et la réponse de notre administration :
ON NE CHANGE RIEN !!! LE SERVICE EST OUVERT DU LUNDI AU VENDREDI DE 9 H à 12 H. Peut importe que les difficultés qu'entraîne pour les usagers cet invraisemblable dysfonctionnement.

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : ROUEN AGGLOMERATION
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 12 2009 15:46


En clôture du Forum organisé dans la journée sur les DIVER©ITES (Lutte contre les DIScriminations), j’ai pu assister ce vendredi 4 décembre (à l’UGC ST SEVER) à  la projection du Film d'Eric DEROO  et de  Pascal Blanchard « Paris Couleurs ».

Fabuleux  et saisissant documentaire qui couvre la période débutant au début du XXème siècle avec les premiers figurants des « zoos humains » sous la tour Eiffel au mythe « black, blanc, beur » de 1998, avec les centaines de milliers de migrants venus des outremers qui ont fait Paris. Ce film raconte leur histoire, notre histoire, et propose un autre regard sur ce passé, en grande partie colonial, qui semble aujourd'hui faire débat en France.

Cette manifestation, ouverte par Jean Michel BEREGOVOY vice président de l’AGGLO en charge de l’égalité des chances et de la lutte contre les discriminations est une heureuse initiative dont on peut souhaiter qu’elle se pérennise, tant le débat qui a suivit la projection du documentaire fut riche de réflexions et d’espoirs. Mais si débat il y eu lieu, c’est aussi parce que force est de constater que le siècle qui s’est écoulé n’a pas vu se modifier les stéréotypes relatifs à « l’autre » dont la culture ou la couleur de peau diffère. Les préjugés restent nombreux qui affectent  nos relations et notre capacité à bénéficier de la richesse que les échanges et la connaissance de ceux qui nous sont différents par la culture, le mode de vie, devrait nous enrichir.

Malheureusement, l’usage immodéré du « bouc émissaire » incite à rechercher dans la différence, des motifs de rejet ou de défiance.

Il conviendrait à ce sujet de retenir ce que Claude Lévi-Strauss écrivait «  Le barbare, c'est d'abord celui qui croit à la barbarie ».

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 21:26

Le débat sur la scolarisation des 2-3 ans est relancé. Un rapport du Sénat, propose de créer un "jardin d’éveil" à la place de la maternelle pour les tout-petits.

 

Ce "jardin d’éveil" serait une "structure innovante à mi-chemin entre la crèche et l’école" qui "précèderait l’entrée à l’école maternelle", écrivent les sénateurs UMP Monique Papon (Loire-Atlantique) et Pierre Martin (Somme) au nom du groupe de travail sur "la scolarisation des jeunes enfants".

 

Selon les auteurs du rapport, l’école offrirait "un milieu peu adapté aux enfants de deux ans". Leur scolarisation serait donc "une fausse bonne idée pour la réussite scolaire". Pour autant, les sénateurs ne cachent pas que le "jardin d’éveil" est notamment inspiré des conclusions d’un rapport de la députée UMP Michèle Tabarot, influencées par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), politique de réforme de l’Etat et de réduction de ses dépenses.

 

De fait le gouvernement propose avec les jardins d’éveil, une structure à moindre coût que les crèches en : diminuant le taux d’encadrement par rapport aux crèches pour une tranche d’âge (les 2-3 ans) qui est en pleine acquisition du langage, où l’acquisition de la propreté est une étape majeure attendue par les parents pour l’entrée en maternelle, où la socialisation et le fait d’aller vers l’autre est très fort et a besoin d’être accompagné. De plus, pour continuer à parler finances, l’idée est aussi d’utiliser des bâtiments existants pour créer plus rapidement ces jardins d’éveil

 

En outre la Caisse d’allocations familiales (CAF), les collectivités et les parents vont financer ces places. Se substituant à l’école maternelle " gratuite " ?

 

Même si les sénateurs assurent que ce jardin d’éveil s’inscrit dans "le respect des rythmes et des besoins du jeune enfant dans son développement", Mme Christine Accolas-Bellec, déléguée nationale de la Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants s’interroge :

 

Si la France (avec la Belgique) est l’un des rares pays d’Europe à accepter d’accueillir à la maternelle les enfants dès l’âge de deux ans, cette spécificité constitue un point fort de notre système éducatif.

 

Pour les enseignants, l’expérimentation de ces nouvelles structures n’est pas une bonne nouvelle. Pour eux, cette annonce ne peut cacher la baisse régulière de la scolarisation des élèves de moins de 3 ans à l’école maternelle. En effet, entre 2000 et 2008, le taux est passé de 35 % à 21 %.

"Pourquoi créer des structures spéciales pour les 2-3 ans ? Cela les obligera à passer de la crèche au jardin d’éveil, puis du jardin d’éveil à la maternelle, alors qu’ils pourraient tout simplement passer de la crèche à la maternelle. A cet âge-là, les séparations demandent un investissement énorme, mieux vaut éviter les ruptures inutiles. "

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 21:08

Comme les différentes UDAF (Union départementale des Associations Familiales), les UDAF de Seine Maritime et de l’Eure, ont participé, dans le cadre de l’Observatoire des Familles à une grande enquête sur LA VIE DE PARENT AU QUOTIDIEN.

La population concernée par cette enquête était l’ensemble des familles résidant en Haute Normandie ayant des enfants de mois de 19 ans.

Un questionnaire adressé en décembre 2008, par voie postale, à 30.000 personnes. Les UDAF de la Seine Maritime et de l’Eure ont recueilli 894 questionnaires.

L’analyse et la synthèse de cette enquête fut réalisé par Charlotte LE VAN, sociologue de la famille et démographe.

L’objectif de cette enquête consistait à évaluer le degré d’assurance, de sensibilisation et de préoccupation des parents face au différents aspects liés à l’éducation des enfants.

En particulier la propension des parents à se tourner vers les actions proposées par les REAAP (Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents), de savoir s’il s’agit d’une démarche facile et enfin d’identifier les facteurs d’empêchements ou de dissuasion à solliciter les structures de soutien à la fonction parentale.

La création des REAAP allait notamment à l’encontre de la thèse des parents démissionnaires pour reposer au contraire sur l’idée que tout parent possède des capacités éducatives, et que chaque famille doit découvrir ses propres solutions éducatives en partageant l’expérience d’autres histoires familiales. La vocation des REAAP est ainsi d’offrir aux parents un espace de discussion, d’échange, sur les manières d’exercer leur rôle, pour leur permettre de prendre confiance dans leurs capacités et de reconnaître leur savoir-faire d’éducateurs. Les REAAP s’opposent ainsi aux initiatives qui tendent à vouloir enseigner des compétences, des " conduites types " identiques à tous les parents, indépendamment de leur situation unique. Le rôle des professionnels n’est pas d’imposer des réponses toutes faites mais au contraire de faire du parent un partenaire actif pour lui faire prendre conscience de ses potentialités positives. (ne pas faire " à la place de " mais " faire avec ").

Si de nombreuses structures existent pour répondre aux problématiques auxquelles sont confrontées les parents, force est de constater qu’il existe un vrai problème de communication puisque nombre de bénéficiaires potentiels ne semblent pas être informé de ce type de prestation.

Par ailleurs, il ressort que l’Ecole est de loin le lieu identifié comme le plus adéquat pour accueillir les parents pour participer à des actions collectives de soutien à la parentalité puis c’est la Mairie qui est le plus souvent citée.

Par contre, plus l’environnement est défavorisé, plus le recours à l’aide extérieur semble problématique... Hors de 2005 à 2007, le pourcentage de Hauts-Normands ayant de graves difficultés à lire est passé de 10.5% à 13.7% de la population âgée de 18 à 65 ans. C’est très au dessus de la moyenne nationale qui reste à 9% en 2007.

Dans ce contexte, il est très difficile de comprendre l’acharnement du pouvoir à vouloir supprimer les Réseaux d’Aide Spécialisée aux Élèves en Difficulté. De la même manière, il est très difficile de comprendre pourquoi les crédits de la région de la Haute-Normandie n’ont pas été mobilisés.

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 15:16

Visite dominicale de l’Exposition GENEVIEVE ASSE proposée au MUSEE DES BEAUX ARTS DE ROUEN.

Loin de l’affluence des vernissages mais malheureusement de l’artiste présente quelques jours plus tôt, le calme du dimanche matin permet de profiter sereinement de la promenade qu’elle nous offre à travers sa peinture. Profiter également du montage vidéo proposé dans le cadre de cette exposition et qui permet d’entendre l’artiste s’exprimer, et expliquer sa peinture. L’expo qui suit n’en est que plus intéressante, puisque éclairée par les propos de l’artiste.

Eclairé est en outre particulièrement significatif de cette œuvre, toute en lumière douce. Eclairage intérieur que Geneviève ASSE revendique, comme le thème de la lumière omniprésente dans ses tableaux.

Mais sa palette dépasse la peinture puisqu’elle est également passionnée par l’écriture, peut-être aiguillé par sa relation avec BECKETT et Pierre LECUIRE avec lequel elle a écrit plusieurs livres : [l'Air (1964), Hommage à Giorgio Morandi (1966), Litres (1969), Art poétique (1955)]

C’est d’ailleurs à la poésie, compagne permanente de l'artiste qu’elle a rendu sur ses toiles de magnifiques hommages, à travers Samuel Beckett et Victor Ségalen, à qui elle a dédié les sept immenses Stèles peintes entre 1992 et 1999, clôturant l'espace de l'exposition pour mieux l'ouvrir.

 

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Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : CULTURE
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 17:57

Samedi 5 décembre à 15h, Daniel Pecqueur sera en signature BD à l’occasion de la sortie de Golden City T8 - Les naufragés des abysses et Arctica T3 - Le passager de la préhistoire.
Daniel Pecqueur est né le 28 avril 1948 à Rouen. Très vite, il se lance dans l’heroic fantasy avec Cargal puis enchaîne avec la série Thomas Noland puis Marée Basse. Par l’intermédiaire d’Olivier Vatine avec lequel il coscénarise Angéla, il rejoint les Éditions Delcourt où il publie les huit tomes de Golden City.
Golden City a sombré corps et biens. Que s’est-il passé ? Pourquoi la célèbre cité des milliardaires a-t-elle fait naufrage ? Pourquoi ces habitants n’ont-ils pas lancé de S.O.S. ? Le monde entier se pose ces questions. Après plusieurs jours d’incessantes recherches, les équipes de secours finissent par retrouver la ville engloutie. Elle gît par trois mille mètres de fond, en partie détruite, couchée sur le flanc au bord d’une faille sous-marine dans laquelle elle risque à tout moment de basculer. Les sauveteurs tentent l’impossible pour pénétrer à l’intérieur de la gigantesque épave dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants…

Daniel Pecqueur va également s’adonner à la bande dessinée fantastique avec la série Arctica, dessinée par Kovacevic qui se positionne assurément comme l’une des séries à succès du moment.
Dans le troisième volet, parvenu à s’enfuir avec Mifa et la mystérieuse fillette, Dakota décide de faire analyser l’entité biostasique découverte peu avant dans la grotte sous-marine. Mais quelle n’est pas sa surprise lorsque la petite fille lui affirme qu’il s’agit de son grand-père et qu’il a été grièvement blessé par une flèche à l’époque préhistorique. À la stupéfaction générale, l’analyse corrobore ses dires. Mais, il y a plus surprenant…

Daniel Pecqueur prépare une nouvelle série, Yiya, pour 2010.

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : CULTURE
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 08:52

Dans l’Europe des 27, 1 237 731 avortements ont été enregistrés en 2007, soit un avortement toutes les 25 secondes. La Roumanie, la France et le Royaume-Uni sont les pays qui en ont cumulé le plus ces dix dernières années. L’Espagne est le pays de l’UE des 27 où l’avortement s’est le plus développé.

 


L’Union européenne des 15 enregistre quant à elle une augmentation de 12,6%. L’Espagne et le Royaume-Uni en représentent à eux deux 95%. Dans les pays de l’Europe élargie, en revanche, le nombre d’avortements a baissé de 52,9%.

 


Un avortement sur 7 concerne des femmes de moins de 20 ans. (soit plus de 176.000 AVORTEMENTS) 

 

Cela fait de l’avortement la première cause de mortalité en Europe.

 


C'est pourquoi, la Région POITOU CHARENTE, présidée par Ségolène ROYALE a décidé après un long travail de consultation associant notamment les syndicats d'enseignants, les associations de parents d'élèves et les chefs d'établissement souhaitent mettre en place un dispositif d'accès à la contraception dans les lycées, les CFA et les EREA. En complément des actions déjà menées par les centres de planification et d'éducation familiale des Départements, cet outil concret permettra d'assurer, dans un souci d'anonymat et de confidentialité, la gratuité de la contraception pour les jeunes filles, mineures et majeures, des établissements dont la région a matériellement la charge.

 

Cette action, menée en lien avec les Conseils de l'Ordre des professionnels de santé, propose de mettre à disposition des infirmiers scolaires et des assistants sociaux des " Pass'contraception " qui permettent l'accès gratuit à une consultation médicale en médecine de ville, la réalisation d'une prise de sang et d'analyses médicales éventuellement prescrites, ainsi que la délivrance de contraceptifs oraux par les pharmacies.

 

Cette action – aujourd’hui critiqué par M. le Ministre de l’Education Nationale - doit être saluée et –pourquoi pas – étendue à d’autres Régions ….

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 18:44

En raison d'un préavis de grève de 24 heures, déposé par les syndicats CFDT, CGT et FO de la TCAR, les lignes régulières du réseau des Transports en Commun de l'Agglomération Rouennaise ont été perturbées durant toute la journée du jeudi 12 novembre 2009. Ce mouvement a été particulièrement suivi puisqu’à 18 H la TCAR constaté que le trafic global était assuré à 12 %. 

Il s’agit d’une nouvelle journée de grève qui pénalise les usagers, alors que les ROUENNAIS sont incités à utiliser davantage les transports en commun ! Ca tombe plutôt mal !

 


Ce sont toujours les mêmes motifs : " la réduction de l'amplitude horaire des services ". Un engagement que la direction reconnaît avoir pris mais qu'elle avoue ne plus vouloir mettre en œuvre. Compte tenu de la situation économique de l'entreprise. " C'est une dépense supplémentaire à laquelle on ne peut faire face. Nous n'avons pas les recettes pour compenser "

 


Mais qu’est-ce donc que la TCAR (Transports en Commun de l'Agglo. de Rouen) ?

 


La TCAR est la société exploitante du réseau Métrobus de Rouen pour le compte de l'Agglo. de Rouen. L'Agglo. de Rouen est l'autorité organisatrice chargée du développement et du financement des transports urbains dans les 45 communes de l'agglomération rouennaise.

 


C’est une filiale du groupe " Veolia Environnement " Groupe international (A l'étranger, Veolia Environnement est implanté sur tous les continents, de la Grande-Bretagne à l'Australie, de l'Allemagne à l'Asie, en passant par la Suède, les Pays-Bas ou le Portugal.)

 

Qui, dans un communiqué du 9 novembre précise " L’objectif 2009 de réduction de coûts du plan Efficacité 2010 est d’ores et déjà atteint au 30 septembre avec une économie générée de 180 millions d’euros. Un effort supplémentaire, qui porte le nouvel objectif 2009 à 220 millions d’euros, est en cours de réalisation. "

 


On comprend donc mieux l’absence de moyen évoquée par la direction de l’entreprise ( ! ! ! )

 


La branche "Transports Urbains" Veolia Transport assure la gestion des réseaux des agglomérations de Aix-les-Bains, Aix-en-Provence, Amiens, Béziers, Bourges, Brive, Calais, Cannes, Chambéry, Cholet, Dieppe, Dunkerque, Le Havre, Montluçon, Nancy, Nice, Rouen, Saint-Étienne, Thonon-les-Bains, Toulon, Tulle, Villefranche-sur-Saône, Vierzon et de nombreuses villes en région Ile de France. Elle exerce également une activité de bureau d'études et d'assistance technique.

 

Le groupe précise à se sujet que " Le groupe poursuit par ailleurs son développement stratégique et ses discussions avec la Caisse des Dépôts en vue de la réalisation du rapprochement de ses activités Transport avec Transdev conformément au projet et au calendrier annoncés début août. "

 


D’autres journées sans transport en commun semblent donc à craindre ….

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : ROUEN AGGLOMERATION
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 10:02

" Ignorer l’Histoire, c’est se condamner à la revivre ", disait le grand historien et philosophe Ernest Renan. Dans le prolongement de son idée, on comprend aujourd’hui qu’oublier le présent, c’est se condamner à revivre l’Histoire, quand les commémorations en grandes pompes fonctionnent comme des œillères.

 


En Europe, à Belfast, une des dernières villes clôturées d'Europe, depuis 1969, à Belfast Ouest, une peace-line de 8 mètres de haut sépare le quartier républicain de Falls Road et le quartier loyaliste de Shankill Road. C'est la plus célèbre des nombreuses clôtures de séparation que compte la ville. Aujourd'hui, malgré l'arrêt des violences, la zone est toujours partiellement ouverte et soumise à un couvre-feu. "Les portes de la peace-line se ferment à 6 heures du soir et sont rouvertes à 8 heures du matin", présente Paddy Maguire, un habitant du coin, côté républicain.

 


Des barrières anti-immigratoire dressées aux frontières entre l’Espagne et le Maroc, devant les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, sur le continent africain continuent de tenter d’interdire l’accès de migrants affamés attirés par l’eldorado que leur semble promettre l’Europe !

 


Au Sahara occidental – 2000 km de barrières dressées par le Maroc contre les indépendantistes du Front Polisario agissant au nom des peuples nomades Sarahouis – dans les territoires occupés Palestiniens – 703 km de béton et de grillages par lesquels Israël annexe de facto Jérusalem, les zones fertiles du Nord et la plus grande partie de ses colonies, sous couvert de lutte anti-terroriste – au Cachemire – 550 km pour " lutter contre le terrorisme " et, surtout, s’assurer de ne pas perdre le contrôle des ressources en eau de la région.

 

Les Etats-Unis invoquent pour leur part la " lutte contre la drogue " pour justifier les 1200 km de murs et barrières qu’ils ont construits ces dernières années le long de leur frontière avec le Mexique.

 


Ne ressemblent-ils pas furieusement à une application active de la non-assistance à personne en danger, considérant les textes du droit international par lesquels les Etats s’engagent à accueillir toute personne en danger dans son pays
. Sans parler de

l’article 13 de la Déclaration des droits de l’Homme, qui prévoit que " toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. "

 


Derrière ces nombreux murs physiques – je pourrais en citer encore beaucoup d’autres – se dressent effectivement des murs invisibles. Les murs visibles ne forment que la partie émergée d’un iceberg. En hissant son regard par-dessus les remparts, en grattant la couche superficielle des murailles, on découvre quelques murs invisibles qui en disent long : le mur du rejet et des discriminations, le mur fantasmé que constitue l’idée de " choc des civilisations " ou encore, le plus éloquent de tous les murs, celui des inégalités, à l’image de ces murs en construction autour des favelas de Rio.

 


Tous ces murs ne sont malheureusement pas près de connaître le même sort que le Mur de Berlin abondamment fêté. Ainsi, le 9 novembre 2009, pas plus que 20 ans plus tôt, aucune fête ni " futur président " un piolet à la main et le sourire aux lèvres !.

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 12:22

" Qu'une nation ne fasse aucun effort, si elle veut, pour son bonheur, mais qu'elle ne travaille pas elle-même à sa ruine. " Etienne de La Boétie

L’irruption dans l’actualité du fameux débat sur l’identité nationale constitue-t-il un débat souhaitable dans le contexte actuel marqué par les reconduites à la frontière, la problématique de l’immigration qui constitua, en son temps, un argument électoral du Front National.

 

Débat utile, ou nauséabond essentiellement motivé par des considérations électorales au risque de rallumer des querelles inutiles ?

 
Son but est-il de trancher "une fois pour toute ???" entre deux conceptions de la nation ?  Dans " Qu'est-ce qu'une nation ? " (1882) Renan en avait déjà cerné les éléments. Il la défini comme suit : " Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir ".

Il y précise également que " L'essence d'une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et que tous aient oublié bien des choses".
Ainsi l'enjeu du travail de Renan est de détacher la nation de tout substrat ethnique, religieux, géographique, linguistique, historique pour en faire exclusivement un concept politique

 


Victor Hugo pour sa part, indiquait que selon lui … " l'idée de nation se dissout dans l'idée d'humanité. " et force est de constater que les dernières mesures de chasse aux réfugiés, de reconduite à la frontière, semblent en manquer sérieusement….

 


Aujourd’hui, notre " nation ", notre " identité " sont-elles menacées qui nécessite un tel débat ?

 

Qui pense que l'Europe d'une part, l'immigration, d'autre part, sont des menaces pour l'identité nationale ? N'ont intérêt aujourd'hui à agiter le chiffon rouge de l'identité nationale que les nostalgiques d'un souverainisme crispé.

 


En faisant mine de s'inquiéter d'une " identité nationale " qui n'est ni contestée, ni menacée, le gouvernement de Nicolas Sarkozy prend un risque considérable : celui de conforter les peurs, d'attiser les inquiétudes, de figer cette fameuse " identité nationale " autour de critères de comportements ou d'habitudes majoritaires, bref, met en péril cette cohésion même qu'elle prétend conforter. Elle va dégénérer en repli nationaliste, car il faudra des boucs émissaires. Ce sera l'Europe, ce sera l'immigration : pas même seulement l'immigration des nouveaux venus, mais celle des plus anciennement arrivés, cette immigration que plusieurs générations de nationalité française n'ont pas pu effacer car elle porte les stigmates de l'étranger : couleur de peau, langue parfois, religion. Appeler dans ces termes à débattre de l'identité nationale c'est exalter une conception ethno-communautaire de la nation, à rebours de ce que prônait Renan. Au lieu d'exalter l'identité, il serait préférable de la rendre plus fraternelle.

 

 

Par Marc-Olivier Caffier - Publié dans : SOCIETE
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